HDS pour cabinets médicaux : guide complet

Les cabinets médicaux manipulent quotidiennement des données de santé hautement sensibles : dossiers patients, résultats d’examens, imageries, prescriptions, informations administratives… Leur hébergement est strictement encadré par la loi. Ce guide explique pourquoi les cabinets doivent utiliser un hébergeur certifié HDS et comment garantir un niveau de sécurité conforme aux exigences françaises.

 

Pourquoi un cabinet médical doit-il être hébergé en HDS ?

Le Code de la Santé Publique impose l’hébergement HDS à toute organisation stockant ou traitant des données de santé pour le compte d’autrui.
Un cabinet médical manipule chaque jour :

  • des dossiers patients,

  • des consultations,

  • des traitements,

  • des données administratives liées aux soins,

  • parfois de la messagerie médicale,

  • des documents sensibles (imageries, comptes rendus, ordonnances).

 

Ces données sont identifiables, donc soumises à l’obligation d’hébergement HDS.

 

Le référentiel HDS protège le cabinet contre :

  • les cyberattaques (ransomware),

  • les pertes de données,

  • les accès non autorisés,

  • les erreurs humaines,

  • les risques juridiques liés au RGPD.

 

Pour les cabinets, l’HDS est autant une obligation qu’une garantie de sécurité.

 


 

Quelles données d’un cabinet médical sont concernées ?

La quasi-totalité des données stockées et traitées par un cabinet médical entre dans le champ HDS.

Données cliniques

  • dossiers patients

  • antécédents

  • diagnostics

  • traitements

  • résultats d’analyse

 

Imageries et documents médicaux

  • radios

  • IRM, scanners

  • ECG

  • comptes rendus et lettres d’adressage

 

Données administratives identifiables

  • facturation

  • tiers-payant

  • cartes Vitale

  • identités et coordonnées patient

 

Données issues de logiciels médicaux

  • logiciels de consultation

  • logiciels de gestion de cabinet

  • plateformes de prise de rendez-vous

  • outils de téléconsultation

Si une information permet d’identifier un patient ET concerne sa santé, elle est soumise à l’hébergement HDS.

 


 

Que doit fournir un hébergeur HDS pour un cabinet médical ?

1. Une infrastructure certifiée et auditée

L’hébergeur doit être certifié par un organisme accrédité ANS et garantir :

  • datacenters situés en France,

  • segmentation réseau,

  • accès restreints,

  • chiffrement des données,

  • journalisation complète.

 

2. Des sauvegardes protégées (IMMUTABLE / hors ligne)

Le cabinet doit pouvoir restaurer rapidement ses données en cas d’incident.

Sauvegardes exigées :

  • immuables (WORM),

  • hors ligne (air-gap),

  • testées régulièrement,

  • isolées des environnements de production.

 

3. Une haute disponibilité

Les médecins ont besoin d’un accès constant à :

  • leur logiciel médical,

  • leurs dossiers patients,

  • leurs outils de consultation.

 

Le fournisseur doit garantir une continuité d’activité forte (PRA/PCA).

 

4. Un support réactif basé en France

En cas d’incident, le support doit être :

  • accessible,

  • formé au secteur santé,

  • capable d’intervenir rapidement.

 


 

Quels logiciels santé doivent être hébergés en HDS ?

La plupart des logiciels utilisés au cabinet manipulent des données médicales identifiables.

 

Exemples de logiciels soumis à l’HDS :

  • Logiciels de consultation (MédiStory, WEDA…)

  • Dossiers patients informatisés (DPI)

  • Plateformes de rendez-vous en ligne

  • Systèmes de téléconsultation

  • Logiciels de facturation SESAM-Vitale

  • Portails patient

  • Solutions de messagerie sécurisée de santé (MSSanté)

  • Applications mobiles de suivi patient

 

Même si les données sont chiffrées, l’hébergement doit être HDS.

 


 

Comment vérifier qu’un hébergeur est bien certifié HDS ?

La certification doit être :

  • délivrée par un organisme accrédité,

  • à jour (validité 3 ans),

  • couvrant les rôles nécessaires à votre usage,

  • publiée sur le site de l’ANS.

 

Checklist rapide

✔ certificat officiel en PDF
✔ périmètre de certification (rôles 1 à 6)
✔ audit annuel de surveillance
✔ datacenters situés en France
✔ documentation RGPD fournie

Si un prestataire “déclare être HDS” sans certificat : il ne l’est pas.

 


 

Quels risques si un cabinet n’utilise pas d’hébergement HDS ?

Risques juridiques

  • Non-conformité au Code de la Santé Publique

  • Non-respect du RGPD

  • Responsabilité en cas de fuite de données

 

Risques opérationnels

  • Perte ou altération des dossiers patients

  • Temps d’arrêt du système informatique

  • Attaques ransomware sans solution de restauration

 

Risques financiers et réputationnels

  • Amendes

  • Perte de confiance des patients

  • Sanctions potentielles d’autorités de santé

 

Pour un cabinet médical, l’hébergement HDS n’est pas une option : c’est une obligation légale et la seule manière de protéger réellement les données patients. Un hébergeur certifié garantit un niveau de sécurité, de traçabilité et de disponibilité indispensable pour assurer la continuité des soins et la conformité réglementaire.