Plan de Reprise d’Activité (PRA) pour cloud

Un Plan de Reprise d’Activité (PRA) garantit la continuité de votre entreprise en cas d’incident majeur : panne serveur, cyberattaque, ransomware, défaillance matérielle ou perte de données. Dans un environnement cloud, le PRA assure la restauration rapide de vos services, de vos applications et de vos données, grâce à une stratégie structurée et éprouvée. Pour les organisations manipulant des données sensibles ou réglementées, il constitue un élément indispensable de la résilience informatique.

Qu’est-ce qu’un PRA dans le cloud ?

Le PRA (ou Disaster Recovery Plan) est un ensemble de procédures permettant de redémarrer votre système d’information après un incident majeur.
Il vise à restaurer :

  • vos serveurs et VM,

  • vos conteneurs et services,

  • vos flux métiers (workflows N8N, API…),

  • vos bases de données,

  • vos applications critiques,

  • vos postes et environnements utilisateurs.

 

Un PRA cloud combine sauvegardes, réplications, orchestration et automatisation pour relancer votre activité rapidement.

 


 

Pourquoi un PRA est indispensable pour les entreprises ?

1. Les cyberattaques explosent

Ransomwares, compromissions d’API, suppression des snapshots, cryptolockers…
Sans PRA : activité bloquée, pertes financières, image impactée.

 

2. Les incidents matériels existent toujours

Même en cloud souverain :

  • panne matérielle,

  • corruption de volume,

  • défaillance réseau,

  • erreur humaine.

 

3. Les obligations réglementaires l’imposent

  • RGPD : sécurité + capacité de restaurer les données,

  • HDS : obligation de continuité,

  • NIS2 : résilience et tests réguliers,

  • ISO 27001 : plan de continuité (PCA/PRA).

 

4. L’activité ne peut plus s’arrêter

Le numérique est le cœur de l’entreprise : commande, gestion, facturation, SaaS, données clients.
Le PRA garantit la continuité.

 


 

Les composantes essentielles d’un PRA cloud

1. Définition des priorités (RPO / RTO)

Deux indicateurs fondamentaux du PRA :

  • RPO (Recovery Point Objective) :
    → combien de données pouvez-vous perdre ?
    (ex : 5 minutes, 1 heure, 1 jour)

  • RTO (Recovery Time Objective) :
    → en combien de temps l’activité doit-elle redémarrer ?
    (ex : 15 minutes, 1 heure, 24h)

 

Ces éléments déterminent la complexité et le coût du PRA.

 

2. Sauvegardes immuables (Immutable backups)

Indispensables pour contrer les ransomwares.
Caractéristiques :

  • impossibles à modifier ou supprimer,

  • stockage WORM,

  • hors ligne ou dans un hardened repository,

  • vérification automatique d’intégrité.

Sans sauvegarde immuable : PRA inutile.

 

3. Réplication multi-datacenters

Pour éviter un incident physique ou électrique :

  • réplication synchrone / asynchrone,

  • stockage dans 2 ou 3 datacenters français,

  • isolation réseau,

  • bascule automatique selon configuration.

 

4. Sauvegardes applicatives

Pour les environnements complexes :

  • bases SQL,

  • VM,

  • conteneurs,

  • API,

  • microservices,

  • S3 objets.

 

Chaque élément doit disposer d’une méthode spécifique de restauration.

 

5. Orchestration de la reprise

Un PRA cloud inclut des scripts :

  • de redéploiement automatisé,

  • de reconfiguration réseau,

  • de relance de conteneurs,

  • de réassociation des volumes,

  • de restauration des données.

 

L’objectif : redémarrer rapidement sans intervention manuelle lourde.

 

6. Documentation, plans et fiches de procédures

Un PRA doit être :

  • documenté,

  • testé régulièrement,

  • connu des équipes techniques,

  • validé par la direction.

 


 

Méthodologie d’un PRA cloud souverain

1. Analyse d’impact (BIA)

Identifier :

  • les applications critiques,

  • les dépendances,

  • les risques métiers,

  • la tolérance à l’arrêt.

 

2. Cartographie complète

Inventorier :

  • VM,

  • conteneurs,

  • bases de données,

  • API,

  • flux internes,

  • services externes.

 

3. Définition du PRA

  • RPO/RTO,

  • périmètre,

  • responsabilités,

  • stockage,

  • plan de bascule.

 

4. Implémentation technique

  • réplications,

  • backups immuables,

  • snapshots,

  • scripts d’automatisation.

 

5. Tests réguliers

Le PRA n’existe que s’il est testé :

  • test annuel obligatoire (ISO 27001),

  • démonstration pour HDS,

  • simulations de crise.

 

6. Amélioration continue

Les infrastructures évoluent :
→ le PRA doit évoluer aussi.

 


 

Pourquoi un PRA doit être souverain et HDS-compatible ?

1. Les sauvegardes contiennent les données les plus sensibles

Elles doivent rester :

  • en France,

  • hors Cloud Act,

  • chiffrées,

  • auditées.

 

2. HDS impose des garanties strictes

Pour les infrastructures santé :

  • PRA documenté,

  • tests réguliers,

  • stockage certifié HDS.

 

3. NIS2 renforce les obligations

Pour les secteurs essentiels :

  • résilience,

  • continuité,

  • prévention des incidents.

 

4. Le support local est essentiel dans une crise

Un PRA souverain =
interventions en français, support réactif, expertise locale.

 


 

Qui doit mettre en place un PRA cloud ?

  • PME & ETI

  • SaaS B2B

  • Entreprises exposées via API

  • Organismes de santé (obligatoire)

  • Collectivités & administrations

  • Assurances et mutuelles

  • Hébergeurs, infogérants & ESN

 

Un Plan de Reprise d’Activité dans le cloud n’est plus un luxe : c’est une nécessité stratégique. Il protège votre entreprise contre les cyberattaques, les pannes et les incidents majeurs, tout en garantissant continuité, conformité et résilience.
Combiné à des sauvegardes immuables, à un hébergement souverain et à une supervision permanente, le PRA assure un redémarrage rapide et maîtrisé.