La directive européenne NIS2 impose de nouvelles obligations de cybersécurité aux entreprises considérées comme essentielles ou importantes pour l’économie européenne. Elle renforce drastiquement la prévention, la détection, la gouvernance et la réponse aux incidents. Pour les organisations manipulant des données sensibles, opérant des infrastructures critiques ou fournissant des services numériques, la conformité NIS2 devient un impératif stratégique, légal et opérationnel.
La directive NIS2 (Network and Information Security 2), adoptée en 2023, remplace la directive NIS de 2016.
Son objectif : élever le niveau de cybersécurité de l’ensemble de l’Union européenne.
Elle s’applique à un large panel de secteurs, bien au-delà des opérateurs critiques historiques.
Entités essentielles
Entités importantes
La plupart des obligations NIS2 sont identiques entre les deux catégories, à l’exception des niveaux d’audit et de contrôle.
La directive couvre 18 secteurs au total.
Santé (hôpitaux, cabinets, laboratoires, SaaS santé),
Finance, banques et assurances,
Energie, eau, transport,
Infrastructures numériques (datacenters, cloud providers),
Télécommunications,
Administration publique,
Gestion des déchets,
Fournisseurs de services critiques.
SaaS B2B, éditeurs de logiciels, plateformes numériques,
ESN, infogérants, hébergeurs,
E-commerce structuré,
Industrie, fabrication,
Recherche et enseignement supérieur,
Fournisseurs de services gérés (MSSP / MSP).
Beaucoup d’entreprises découvrent qu’elles entrent désormais dans le périmètre NIS2 alors qu’elles n’étaient pas concernées par la précédente directive.
NIS2 impose un ensemble d’obligations strictes en matière de cybersécurité, de supervision et de gouvernance.
NIS2 impose une responsabilité directe du top management :
formation obligatoire à la cybersécurité,
responsabilité personnelle en cas de non-conformité,
supervision de la stratégie sécurité.
Chaque organisation doit :
réaliser des analyses de risques,
définir une politique cybersécurité,
documenter les mesures de protection,
maintenir un plan de continuité.
NIS2 exige la mise en place de mesures robustes :
contrôle des accès (IAM, MFA),
segmentation réseau,
chiffrement,
gestion des correctifs,
durcissement des systèmes (CIS/ANSSI),
surveillance continue (SOC/SIEM),
sécurité des API et microservices,
pare-feu & IDS/IPS.
Les entreprises doivent :
journaliser l’ensemble des événements de sécurité,
conserver les logs de manière sécurisée,
utiliser un SIEM ou équivalent,
détecter les incidents rapidement.
C’est un pilier central de la directive.
Cela inclut :
scans réguliers,
suivi des CVE,
priorisation des correctifs,
plan de patching structuré.
Le cycle impose :
préparation,
détection,
confinement,
analyse forensic,
restauration,
plan post-incident,
communication aux autorités.
Les incidents majeurs doivent être notifiés sous 24 heures, avec rapport complet sous 72 heures.
Les fournisseurs doivent être évalués :
niveau de sécurité,
certifications (ISO 27001, HDS…),
engagement contractuel,
conformité.
NIS2 rend obligatoire :
un PRA testé régulièrement,
un PCA pour maintenir l’activité,
une documentation complète.
NIS2 impose une détection rapide → un MSSP assure une surveillance en continu.
Les logs, souvent sensibles, doivent être :
stockés en France,
chiffrés,
protégés du Cloud Act.
Le MSSP met en place :
procédures,
tests,
automatisations,
réponse rapide.
Les entreprises manipulant des données sensibles doivent être conformes aux deux cadres simultanément.
Les MSSP assurent :
scans réguliers,
patching,
suivi des CVE,
plans correctifs.
Les plans de continuité doivent être documentés, testés et audités.
PME et ETI fournissant des services numériques,
Startups SaaS B2B,
ESN, infogérants et hébergeurs,
Organismes santé (obligatoire),
Collectivités et administrations,
Fournisseurs critiques,
Services cloud, datacenters, plateformes.
La directive NIS2 devient applicable progressivement, avec contrôles renforcés.
La directive NIS2 transforme en profondeur les exigences de cybersécurité des organisations européennes. Elle impose une gouvernance structurée, une surveillance continue, une gestion stricte des risques et une responsabilité renforcée des dirigeants.
Grâce à une cybersécurité managée, un hébergement souverain et un SOC/SIEM opérationnel, les entreprises peuvent atteindre une conformité durable, maîtrisée et auditable.